Nemedia, cercle des contrées chimériques Celtiques

Légendes celtiques et héroic fantasy, pas de place aux faibles, ici on vénère Ogma, Dagda et Morrigan. Venez rejoindre des barbares Celtes en Nemedia
 
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 prologue

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zelnor
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Date d'inscription : 19/09/2007

MessageSujet: prologue   Ven 5 Oct - 12:05

Voici le prologue de mon manuscrit, j'attends vos avis.



Les feuilles craquaient. Un lapin fuyait à l’approche de bruits de pas précipités. Tout d’un coup, la neige se mit à tomber, tourbillonnante au gré du vent. En un instant, la campagne se para d’une robe blanche. Les arbres dénudés offraient à la vue du promeneur une image cauchemardesque, laquelle s’amplifia sous l’effet de rafales de vent.
Une ombre courait, sans doute un homme, bien qu’il fût presque impossible d’en être certain. Elle se déplaçait rapidement, comme poursuivie par la mort. Encapuchonnée dans un long vêtement détrempé, elle filait sous les arbres qui tendaient vers elle leurs branches dépouillées, comme pour la freiner ; mais rien ne semblait pouvoir l’arrêter. Derrière elle, des bruits de voix et des silhouettes apparurent, montées sur des chevaux, de magnifiques étalons, à la crinière flottant dans le vent. Les hommes, reconnaissables à l’intonation de leur voix, gagnaient du terrain, d’autant plus que le fuyard venait de buter sur une pierre. Déstabilisé, il heurta violemment le sol. Après s’être remis debout, il reprit sa course, s’apercevant quelques instants plus tard, qu’il était au bord d’une falaise. En fait, c’était plutôt un aplomb rocheux, surplombant une fosse d’où montait l’obscurité. A ce moment, il se sentit acculé alors que derrière lui, les hommes encagoulés se pressaient. N’ayant d’autre alternative, il se retourna et leur fit face. Le premier s’avança : il avait le visage masqué d’un morceau de tissu et était tout de noir vêtu, à l’exception d’une ceinture plus claire, à laquelle pendait une épée. Il fut suivi de deux autres hommes. Leurs yeux étaient lumineux. Durant une seconde, le fuyard se demanda s’il n’aurait pas eu plus de chance en sautant dans le vide, mais se rappela ce que son grand père lui avait raconté au sujet de cet endroit que l’on appelait le Gouffre de la Mort. des pieux au fond de la faille. Alors, armés d’arcs ou d’arbalètes, ils avaient décimé une partie des troupes adverses. Les rescapés avaient fui et personne n’avait revu une seule de ces créatures. Bien sûr, tout le monde connaissait cette légende, mais était-elle réelle ou tirée de l’imagination d’adultes en mal d’histoires à raconter à leurs enfants les soirs dC’était un lieu de ténèbres où en des temps immémoriaux, les hommes avaient combattu des créatures dantesques : les hommes frelon. Pour lutter contre ces créatures venues droit de l’enfer, les humains avaient dressé ’hiver au coin du feu ? Le jeune homme y croyait, sinon, comment expliquer l’existence de ce lieu ?
Il rejeta en arrière la capuche de sa cape et, se remémora en un instant ce qui l’avait amené à se trouver dans cette situation. Il se revit, sortant de chez lui, alors qu’il allait rendre visite à sa fiancée. Il habitait Lewan, une petite bourgade, située à environ cinq kilomètres du Trou de la Mort, appartenant au Royaume de Windbridge. Ainsi, il se dirigeait vers le centre du bourg quand un écho de galopade s’était répercuté sur les pavés, attirant immédiatement son attention. Il s’était retourné et avait vu arriver quatre cavaliers. Il les avait salués. Cependant, à la lueur de sa torche, il avait remarqué leurs cagoules. Son sang n’avait fait qu’un tour et, avant même qu’ils n’aient dit un mot, il s’était enfui, sortant par la porte sud. Avait alors débuté une course effrénée, au cours de laquelle il avait perdu sa torche, course qui devait s’achever au bord du ravin.
- Jamais je n’ai joué autant de malchance, se dit-il pour lui même.
Bien sur, seule la nuit l’avait conduit en ce lieu, la nuit et ces fichus traqueurs ! La neige s’arrêta bientôt de tomber et le ciel, jusqu’alors nuageux, se fendit, dévoilant le soleil de la nuit, la planète Paxn qui éclaira la scène d’une lumière blafarde. Le garçon semblait assez jeune, sans doute dix-huit ans, les cheveux châtains encadrant un visage aux traits réguliers. A son côté, pendait un glaive.
- Dieu merci, je suis bon bretteur, se dit-il, et je vendrai chèrement ma peau ; si je dois mourir, j’en emmènerai avec moi.
Un des hommes, celui qui semblait être le chef, mit pied à terre, tendant les rênes de son cheval à son compagnon le plus proche. Il s’avança. La main du fuyard se crispa sur son épée, il était prêt à dégainer.
- Attends, dit l’homme, pourquoi se battre ? Pourquoi t’enfuir ? Je voudrai juste te poser une question.
- Laquelle ?
- Nous cherchons un jeune garçon qui doit avoir environ dix ans, on nous l’a enlevé à sa naissance.
- Comment voulez vous que je vous aide ? Donnez moi plus de détails.
- Il a une marque de naissance et a du être adopté.
- Peut être est-il mort ?
- Il vaudrait mieux que ce ne soit pas le cas. Pour le retrouver, nous sommes prêts à mettre le monde à feu et à sang, alors parle.
- Je ne sais rien du tout. Qui êtes vous ?
- Juste des voyageurs. Je recherche mon fils.
Il remonta à cheval, fit un signe de tête à son compagnon qui, à son tour, mit un pied à terre.
- J’espère que tu ne nous as pas menti. De toutes façons, nous ne voulons pas de témoins de nos agissements, alors vois l’enfer que nous allons amener sur le monde.
Il ôta sa cape, dévoilant un corps musclé sur lequel était dessiné un oiseau, étrange, car d’oiseau, il n’avait que le visage et des ailes, qui sortaient de sous ses vêtements. Tout le reste était humain. Il tenait dans sa main droite une épée, tandis que sa gauche brandissait la tête d’un jeune garçon, de laquelle des rigoles de sang jaillissaient, baignant le sol. Cette vision cauchemardesque démontrait au jeune homme, à quel point ces hommes étaient fous. Il n’y avait plus de doute, il devrait se battre.
Ah, pourquoi n’avait-il pas été censé ? Pourquoi s’était-il enfui, alors qu’au village, il aurait trouvé toute l’aide dont il avait besoin par un simple appel, pour protéger sa vie contre ces brutes sanguinaires ?
Il dégaina tandis que l’homme s’approchait, menaçant. Il ôta sa cagoule, dévoilant un visage d’une rare beauté dont le sourire mauvais annihilait la perfection de ses traits. Ses longs cheveux blonds voletaient au vent, vent qui déclinait alors que les secondes défilaient. Alors avec un rictus au coin des lèvres qui dévoila deux petites dents pointues aux extrémités de sa bouche, il s’exprima avec un léger accent :
- Il semble que ta mort soit proche.
Le jeune homme ne put s’empêcher de frissonner.
Avec une agilité extrême, le démon sauta sur son adversaire qui para habilement le coup au cœur. La lame lui déchira la tunique, laissant une entaille dont le sang commença à couler. Le combat redoubla d’intensité, mais il semblait qu’il tournât à l’avantage du « tatoué ». De la sueur perlait sur le front du jeune homme, signe indiscutable d’une fatigue qui, peu à peu, aurait raison de lui. Alors, il attaqua de plus belle et parvint à blesser son adversaire en lui entaillant l’épaule. Une lueur démoniaque éclaira les yeux de l’homme :
- Ah, finalement, tu ne te débrouilles pas trop mal, pour un freluquet, mais crois tu que tu as une chance contre nous ? Quand tu seras mort, nous attaquerons très certainement ton village, à moins que…... qui peut le savoir ? En tout cas, ça ne sera pas toi.
Au rire cynique qui agita l’homme après cette déclaration, le garçon n’eut plus qu’une idée en tête : le faire taire pour toujours. Il décida de jouer le tout pour le tout ; de toute façon, il savait qu’il serait vaincu. Il fonça sur l’homme l’épée en avant, mais déjà, son adversaire avait anticipé : il se baissa, évitant la lame acérée qui aurait du le transpercer et pourfendit le jeune garçon. Les yeux convulsés par la douleur, il tomba à genoux. L’homme retira son épée, tandis que le sang se déversait dans la neige qui se teinta de rouge. Le garçon porta sa main à sa poitrine et regarda sa tunique couverte de sang.
- Qui êtes-vous ? dit-il dans un râle de douleur.
- La mort, dit un homme qui à son tour descendit de cheval.
Jusqu’à présent, il était resté dans l’ombre, mais maintenant, il approchait, un bâton se finissant par une tête de dragon à la main. Il était tout de noir vêtu. Ses cheveux grisonnants retombaient sur un visage allongé. Le garçon avait les yeux rivés dans celui de l’étrange personnage. Il souffrait atrocement, se demandant pourquoi l’autre ne l’achevait pas. Il sentit sa vue se brouiller.
- Et maintenant, vois le pouvoir…
Il leva son bâton, la foudre se déchaîna, alors que le ciel s’était vidé de tout nuage, laissant entrevoir la planète Paxn. Un vent se leva, violent et enfin, l’homme finit sa phrase :
- ...avant de mourir.
Tous les hommes s’étaient reculés avant que le bâton ne touchât le sol, entraînant le garçon dans la mort. L’avancée de rocher se brisa et tomba dans le gouffre. L’un des hommes se pencha et vit le corps empalé sur un pieu, déjà couvert de sang. Du ventre du garçon, il ne restait rien, sinon des morceaux de chair sanguinolente.
- Ainsi, reprit le mage sans s’émouvoir le moins du monde, notre jeune proie ne serait point à Lewan, mais alors, où peut-il bien se trouver ?
- Nous avons fait vingt villes et villages. Pourquoi ne pas attendre ? De toute façon, nous ne pouvons rien faire avant ses dix huit ans, alors patientons encore quelques temps. Cela n’en rendra sa captivité que moins longue.
- Tu as peut être raison, Gnam, mais plus je réfléchis et plus je pense à un moyen. Enfin, nous verrons cela le moment venu. La mort de ce jeune imbécile passera pour un accident, dit il enfin désignant le corps du jeune homme que déjà, des charognes dépeçaient.
Les hommes quittèrent le lieu du drame, s’enfonçant dans les bois du Dragon, puis le Mage s’arrêta :
- Montons le camp ici ; demain, nous repartirons vers le nord-est pour notre cache. De là, je vous quitterai pour le Firmament.
- Quand nous reverrons-nous, maître Zelnor?
- Quand le moment sera venu, sans doute au printemps, ajouta-t-il. D’ici là, ne faîtes rien que nous pourrions regretter.
- Très bien, maître, ajouta Gnam.
Le lendemain, les hommes reprirent leur route.
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