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 LA GRANDE CHASSE

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zelnor
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Date d'inscription : 19/09/2007

MessageSujet: LA GRANDE CHASSE   Mar 25 Sep - 23:50

Lern campait un peu au nord de Fiern. Le jour précédent, ils avaient traversé la Lière (rivière qui prenait sa source dans les Monts ténébreux pour se jeter dans la mer de la Délivrance), avant d’enter dans la plaine de San, qui s’étendait sur une grande partie des terres irmaines : des chaînes volcaniques à Mirance. Cette grande contrée hostile offrait un paysage monotone, composé essentiellement d’arbres nains et de touffes d’herbe parsemées sur un sol souvent aride
Le premier soir, le jeune prince avait fait construire un enclos autour du camp, afin de protéger ses hommes des attaques de yarks ou de zeffirins, animaux rares, mais mangeurs d’hommes, de la taille de buffle et à la queue fourchue. Il avait pris le premier tour de garde. Même s’il y avait peu de danger derrière la palissade, le jeune homme était d’un naturel prudent. A part les bruits de la nuit : oiseaux nocturnes, feulement de bêtes féroces, rien n’avait perturbé le sommeil réparateur des troupes irmaines. Dès l’aube, les barbares s’étaient remis en marche : la frontière était encore à huit jours de galop et devant eux défilait un paysage en tout point semblable à celui de la veille, avec de ci delà, une forêt de pins. Leur longue colonne et leur allure trépidante soulevaient des tonnes de poussière, laquelle s’élevait haut dans le ciel, avant de retomber en une nuée de millions de particules fines. Un rugissement déchira soudain le calme de la plaine.
- C’est un zeffirin, dit calmement Palting.
- Tout le monde sait, ajouta Lern, saisissant un arc, qu’un zeffirin se déplace toujours en groupe.
Palting opina.
- Qu’un groupe m’accompagne ! lança le jeune homme.
Une dizaine de volontaires sortit du rang, suivit leur chef. Ils chevauchèrent une quinzaine de minutes, et les rugissements de plus en plus pressants, terrifiaient les montures qui se cabraient en tous sens. Trois guerriers furent précipités au bas de leur cheval. Lern tenta de calmer le sien, quand l’animal se montra enfin. Ecumant de bave, le zeffirin était énorme. Deux crocs, gros comme des cors, sortaient de ses lèvres retroussées. Son visage était strié de mille plis qui lui donnaient un aspect, oh combien hideux ! Son corps immense était recouvert d’une peau rêche que peu de flèches auraient pu traverser. Ses yeux jaunes, d’où émanaient des lueurs semblables à des éclairs, exprimaient sa volonté de se nourrir de la chair de ces intrus qui osaient empiéter sur son territoire. Lui et les siens se repaîtraient de ces proies faciles.
- Mes amis, commença Lern, nous aurons de la viande fraîche pour le dîner.
Derrière lui, à une centaines de mètres, d’autres zeffirins se désaltéraient : un vrai troupeau !
Le zeffirin chargea. Le cheval se cabra. Lern tomba. Il se releva, fit face à la créature. Il l’évita d’une roulade et mit un genou à terre, tira une flèche de son carquois et attendit que celle-ci lui fasse de nouveau face. Il tira. Déjà, saisissant une nouvelle flèche, il n’eut que le temps d’éviter la lourde patte de l’animal qui avait été heureusement déviée de sa trajectoire par le projectile du jeune Irmain. Roulant à nouveau à terre, il se releva, encocha sa flèche qu’il décocha, sans même avoir le temps de viser. Elle ricocha à nouveau sur la peau de l’animal, qui le regarda, une flamme dans le regard. Il rua. Ce regard. L’éteindre d’une flèche. Oui, les yeux, voilà le point faible de l’animal, le point à viser. Il se mit à galoper, le plus vite qu’il put. L’homme face au monstre. La sueur ruisselait sur le visage du jeune homme lui brouillant la vue. Ne pas le perdre de vue. Il vainquit l’eau salée qui lui brûlait les pupilles. Il était à cinq mètres. L’éviter. Il sauta de côté. L’animal le rafla, le déstabilisant. Lern mordit une nouvelle fois la poussière, mais déjà se relevait, juste pour voir la créature faire demi-tour. Visualiser la cible. Il tira une flèche de son carquois, l’encocha. Il regarda sa cible courir vers lui. Cette fois, la main refermée sur l’arc ne tremblait pas. D’un geste ferme, il tira. Le trait partit. Il se ficha dans l’oeil du monstre qui tomba. Il tenta de se relever, mais après plusieurs tentatives désespérées, il poussa un long râle d’agonie, avant de s’éteindre. A ce son strident, les autres créatures se retournèrent. Elles venaient d’apercevoir les hommes. Mais au lieu de ruer vers les intrus, elles prenaient la fuite. Alors les Irmains comme un seul homme, entraînés par Lern leur donnèrent la chasse. Les femelles, devant la mort du mâle, n’opposèrent qu’une faible résistance. Alors qu’un Irmain allait abattre un des zeffirins, Lern arrêta son bras :
- Arrête ton geste, Olting, ne la tue pas.
- Pourquoi cela ?
- Regarde ce ventre bien rond. Elle va bientôt mettre bas. Père, me dis toujours : respecte la nature, comme tu voudrais qu’elle te respecte. Nos lois sont aussi vieilles que la création du monde et elles nous ordonnent d’être en accord avec notre environnement, c’est ainsi que la terre fut, qu’elle est et qu’elle sera. Pense que si tu laisses cette femelle en vie, la prochaine fois que nous chasserons, nous la retrouverons elle et ses petits, et une nouvelle fois, nous aurons assez de nourriture à ramener au camp. Regarde toutes ses bêtes abattues, (il montra du doigt la chasse abondante), nous avons de quoi nourrir plus que largement nos hommes.
Abandonnant le terrain de chasse, le petit groupe prit le chemin du camp après avoir solidement attaché derrière les chevaux leurs proies : cinq zeffirins. Une heure après, ils retrouvèrent leurs compagnons. Alors que le gibier cuisait, nul ne se lassait d’entendre avec quelle habileté Lern avait tué un animal six fois plus gros que lui. On offrit les viscères aux dieux afin que ces derniers leur donnent la victoire. Une fois de plus, Lern commença le tour de garde.
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